François-Auguste de Pontac (1636-1694) Président au Parlement de
Bordeaux nommé en 1653, il est le dernier Pontac propriétaire de
Haut-Brion en ligne directe.
Pour le prestige de Haut-Brion, son rôle est plus important à Londres
qu'à Bordeaux. En 1666, à l'instigation d'Arnaud III, son père,
il ouvre dans la capitale anglaise une taverne à "l'Enseigne de Pontac" qui
devient rapidement "...le seul établissement à la mode de
tout Londres..." Haut-Brion y est le premier vin du Bordelais vendu sous
son nom et reconnu comme tel. L'un de ses plus prestigieux amateurs est Samuel
Pepys qui le goûte le 10 avril 1663 : "... je bus une sorte de vin
français appelé Ho-Bryan (sic) qui avait un bon goût très
particulier que je n'avais jamais rencontré..."
En raison de ses nombreuses absences, François-Auguste confie la gestion
de Haut-Brion à son régisseur, Bertrand Dubut. Pendant ce temps,
François-Auguste mène une vie si luxueuse que le château
est saisi par deux fois pour payer ses dettes. Il réussit à sauver
sa propriété grâce à son influence et à celle
de sa femme, Félicie de Crussol d'Uzès. Toutefois, à sa
mort, il ne laisse que des dettes en héritage à sa soeur, Thérèse.
Marie-Thérèse de Pontac et ses descendants. Marie-Thérèse
hérite des deux tiers de Haut-Brion. Le troisième tiers devient
la propriété de Louis-Arnaud Lecomte, baron de la Tresne, neveu
de François-Auguste. Thérèse hérite aussi du Château
de Pez à Saint-Estèphe. En 1654, elle épouse Jean-Denis
d'Aulède de Lestonnac, également propriétaire de Margaux,
qui meurt dix-huit jours après avoir hérité de Haut-Brion.
Son fils, François-Delphin d'Aulède de Lestonnac, baron (puis marquis)
de Margaux, gère en même temps Margaux et Haut-Brion.
A la mort de François-Delphin, en 1746, sa
soeur, Catherine d'Aulède de Lestonnac, veuve du comte François-Joseph
de Fumel depuis 1688, hérite du domaine.
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