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Famille d'origine américaine comme les Dillon, les Chiapella, venus de La Nouvelle-Orléans, jouent un rôle prépondérant à La Mission au XIXe siècle. |
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Jérôme Chiapella (1743-1822) arrive à La Nouvelle-Orléans vers 1770. De lui, naissent deux branches familiales, l'une française et l'autre américaine. A l'origine de la branche française, Célestin Chiapella (Nouvelle-Orléans, 1774-Bordeaux, 1867) suit son père quand celui-ci prend sa retraite à Bordeaux. Il acquiert en 1821 La Mission Haut-Brion que la Révolution a épargnée et alors propriété des Flury. Confisquée en 1792, La Mission avait été d'abord vendue aux
enchères comme Bien National. La maison de maître, les bâtiments d'exploitation
et les quinze hectares de vigne, estimés initialement à 100.000 livres, sont
adjugés le 14 novembre 1792, pour l'énorme somme de 302.000 livres à Martial-Victor
Vaillant, entrepreneur de L'Eclairage de Bordeaux. |
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Grâce à ses liens familiaux en Louisiane, Célestin développe le commerce entre Bordeaux et La Nouvelle-Orléans. Les tonneaux de La Mission sont embarqués dans le port de Bordeaux. |
![]() Document Archives municipales de Bordeaux |
Le quai des Chartrons et le port de Bordeaux au XIXe siècle. |
![]() Document Archives municipales de Bordeaux |

Document Archives municipales de Bordeaux
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Outre les célèbres balles de coton, le port de La Nouvelle-Orléans accueille aussi les tonneaux de La Mission. |
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Pour symboliser les liens privilégiés existant entre la France et les Etats-Unis au coeur de La Mission, Célestin fait construire une maquette de bateau. La maquette originale se trouve dans l'actuelle salle du chapitre. |
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Une version réduite sert maintenant de girouette. |
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Outre le commerce avec les Etats-Unis, Célestin Chiapella et son fils Jérôme, second du nom, font enclore le vignoble et construire le superbe portail en fer forgé. |
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Grâce aux efforts des Chiapella, La Mission Haut-Brion reçoit la Médaille d'or à l'Exposition universelle de Londres en 1862. |
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Quand Jérôme Chiapella cède La Mission à la Société Anonyme des Etablissements Duval de Paris en 1884, la propriété et le cru ont une superbe réputation en France, en Angleterre et aux Etats-Unis. Mais La Mission ne reste que onze années dans le giron des Etablissements Duval puisque, dès 1895, Ferdinand de Constans, négociant sur la place de Bordeaux, s'en rend acquéreur. Les vins de La Mission connaissent alors un très grand engouement : leur prix est l'égal de celui des seconds crus du Médoc... En 1903, c'est Victor Coustau, négociant lui aussi, propriétaire du domaine limitrophe de La Tour Haut-Brion depuis une dizaine d'années, qui fait l'acquisition de La Mission. C'est à l'un de ses collègues et amis, Frédéric Otto Woltner, que Coustau revend le château le 7 juin 1919. |