La famille Fumel

Le château Haut-Brion dans la tourmente révolutionnaire

Louis de Fumel, baron de Paulhac (v. 1700-1749). Seigneur de Haut-Brion à la mort de sa mère, il ne peut guère profiter de son nouveau titre, car il meurt un an plus tard.

Joseph de Fumel (1720-1794). Après la mort prématurée de son père, Joseph, son troisième fils, hérite du domaine. En 1748, il épouse Marie-Elisabeth de Conty d'Hargicourt. D'abord soldat, Joseph se consacre à la gestion de Haut-Brion dès 1763. Il fait des travaux d'embellissement, ajoute une orangerie, des bâtiments d'exploitation et un grand parc.

Joseph développe le commerce du vin vers l'étranger. Il en envoie beaucoup en Angleterre, son premier marché extérieur et s'intéresse à la Suède, enthousiasmée par le cru. Au même moment, les Français apprécient de plus en plus le "vin de Pontac" : le duc de Richelieu le fait découvrir au roi.

Les débuts de la Révolution affectent peu le domaine. Fumel remet aux Bordelais le Château Trompette qu'il dirige et donne au gouvernement son argenterie et son or. Ses liens commerciaux avec l'étranger, et surtout l'Angleterre, ainsi que l'émigration de certains membres de sa famille le rendent suspect aux yeux des révolutionnaires. Arrêté, il est guillotiné.

Le domaine traverse alors des temps difficiles. Vendu comme bien national, il est ensuite racheté par les héritiers de Fumel. En 1801, enfin, Talleyrand acquiert le domaine.